La convention des droits de l’enfant : un long chemin

Fils Aîné était en CE2 lorsqu’il est venu avec un extrait de la convention des droits de l’enfant en classe, demandant à son instituteur de l’afficher et surtout de la respecter. Il avait 9 ans. J’entends encore son instit me dire : « Comment veux-tu qu’avec ce texte, je me fasse obéir par les enfants !? », des parents autour de nous s’exprimer « Eh bien si les enfants ont des droits, c’est l’anarchie ! Il faut surtout leur rappeler qu’ils ont des devoirs ». Certains d’entre eux m’ont même interdit de donner la convention à leurs enfants : « Pas question que tu leur mettes ces idées-là dans la tête ! ». C’était il y a 17 ans…

Cette année, Fils Aîné a 26 ans, Loulou 9 ans et la convention (adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par 191 pays) fête ses 25 ans. Force est de constater qu’hélas, les enfants ne connaissent toujours pas ce texte de 54 articles ni leurs droits. Il n’y a qu’à regarder certaines animations prévues dans le cadre de l’anniversaire de la convention. Un seul de leur droit est reconnu : celui de jouer. Rien sur la lecture de la convention, sur son explication aux parents et aux enfants. Seulement 12 articles seront vraisemblablement affichés… Ici, l’article 5 de cette convention n’est donc pas appliquée.

Les États parties respectent la responsabilité, le droit et le devoir qu’ont les parents ou, le cas échéant, les membres de la famille élargie ou de la communauté, comme prévu par la coutume locale, les tuteurs ou autres personnes légalement responsables de l’enfant, de donner à celui-ci, d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités, l’orientation et les conseils appropriés à l’exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention.

Quant à l’article 19 n’en parlons pas…

1. Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.

25 ans après, il est temps que cette convention soit enfin connue de tous et appliquée au sein même des familles afin d’être appliquée au sein des institutions, afin de ne plus être détournée.

Pour en savoir plus :
http://www.humanium.org

Témoignage

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